12 mai 2008

Ploutocratie

Bien avant le règne de Mister Magouille et de sa Fée Mandoline, Bernanos écrivait ceci :


« Il m’est absolument indifférent que les hommes d’Etat entretiennent des danseuses. J’accorderai même volontiers que beaucoup de ces vieillards n’y pensent pas ou n’y pensent plus, car passé l’âge mûr, la politique est un vice qui se suffit parfaitement à lui-même, comme l’avarice, et il est très capable d’absorber une sexualité, même anormale.


Je prétends seulement que leur impuissance politique présente les mêmes caractères que l’impuissance sexuelle, qu’elle en a les contradictions dégoûtantes, les mensonges gratuits, l’effronterie sournoise, le goût morbide de l’humiliation, l’impudeur douloureuse, à la fois frénétique et glacée – bref qu’ils font la politique comme les vieillards vicieux font l’amour.


J’affirme, en outre, que les démocraties sont lasses de ne servir qu’à leurs plaisirs, d’être toujours excitées pour rien par des maniaques, qu’elles finissent par devenir enragées. Je vous prédis que leur désir longtemps refoulé va éclater tout à coup en une furieuse, une obscène, une incompréhensible crise de soumission, d’asservissement, que les démocraties qui n’auront pas la chance de rencontrer au moment suprême un maître de leur race, un mâle, iront sangloter sur la poitrine de M. Hitler ou de M. Staline, en lui criant : « Je n’en peux plus, prends-moi.
»


En d’autres termes, certes moins élégants, voici ce que je voulais vous dire, mes chers petits cochons. Quand votre "démocratie" tombera comme une pomme pourrie dans une bouse, ne comptez pas sur moi pour aller la récupérer…

Posté par katyn à 18:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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