29 juin 2010
Extrait pour ceux qui ...
auront assez de neurones valides pour le comprendre.
Issu de "Avec nos poings d'acier"
La colère, faut jamais la chercher,
La colère, faut pas la réveiller.
Chacun pour soi, il va falloir y penser.
Chacun pour tous, il va falloir décider.
Jean-Pax Méfret, La Colère
Il faut appeler un chat un chat et ce pays une république
bananière où les corrompus des ventes d'armes,
les réseaux pédophiles et les sociétés secrètes tiennent le haut du pavé.
Le Vieux sur la montagne
«
Je hais la culture », ruminait Jérôme Boileau, agrippé à la main
courante du bibliobus,
surnommé le « taudis bus. » Les amortisseurs gémissaient, des
câbles attachaient les livres aux parois et des caisses en carton
s’effondraient au moindre virage. Cependant, le désordre ne
perturbait pas le chauffeur ─ au contraire, il s’en amusait : «
Tu sens cette odeur ? Un rat crevé dans un bac. » La brute
s’appelait Rudy Brulls. La fumée de son cigare assassinait l’oxygène
et les coutures de son coutil craquaient sous cent vingt kilos de
méchanceté et de diabète en gestation ─ depuis le début, Jérôme
sentait que son équipier ne l’aimait pas. Brulls lui évoquait une
créature échappée d’un laboratoire de savant fou : des employés
communaux l’avaient vu immobiliser deux ouvriers contre ses
pectoraux, puis fracasser leurs caboches l’une contre l’autre,
comme des œufs à la coque, juste pour rigoler.
Brulls mâchonna
son tison : « C’est ici. »
Des tours en ruine grandissaient
entre les déjections qui crottaient le pare-brise. Des ombres
menaçaient les halls privés d’électricité, comme si une
épidémie avait décimé les habitants. Toutefois, en regardant
bien, l’œil distinguait des feux dans certaines grottes de béton.
Jérôme soupira : pourquoi les expédiait-on dans ce bled ? Un arrêt
le projeta à genoux et lorsque son nez s’écrasa contre la
rambarde de sécurité, du cartilage céda avec un bruit atroce.
Malgré la douleur, il capta les ricanements du pilote : « Oh ! T’as
fait bobo ? » Avant qu’il ait eu le temps de gargouiller, deux
semelles l’enjambèrent et un grumeau de terre tomba dans ses
cheveux : « Bon, je me trisse. Je reviens tout à l’heure.
Amuse-toi bien. » Les portes chuintèrent. Quand Jérôme reprit une
contenance, la carcasse de Brulls se pliait dans une Volkswagen,
pilotée par sa dernière conquête, une institutrice nommée Monique
Fléron.
Jérôme renifla, plein d’amertume. Pourquoi ce
gras-double plaisait-il tant aux femmes ? Son reflet dans le
rétroviseur du bus lui répondit : à l’inverse de Brulls, il
n’avait rien d’attirant. Ses traits en mie de pain lui valaient
les railleries des collègues : « Tu as l’air d’un garçonnet de
trente ans. Un jour, tu finiras comme ces gitons qui tapinent dans
les pissotières. » La virilité, voilà ce qui lui manquait…
Lorsque la flaccidité de son ventre lui inspirait trop de honte,
Jérôme effectuait des abdos jusqu’à ce que ses muscles le
tiraillent, mais son apathie reprenait le dessus et il se retrouvait
seul, en sueur dans son galetas qui sentait les fins de mois
difficiles.
Le bibliothécaire fourra un kleenex dans ses
narines, puis gagna la banquette arrière où l’attendaient
l’échéancier et un dateur. Malgré la condensation qui opacifiait
les vitres, il devinait un terrain vague, flanqué de deux paniers de
basket qui tremblaient comme des potences. Hum ! Il ne restait plus
qu’à patienter… D’habitude, les lecteurs n’étaient pas
hostiles, mais plutôt endormis, avec des traits chiffonnés comme
s’ils émergeaient d’une narcose. D’ailleurs, que
retenaient-ils des polars qu’ils empruntaient par dizaines ? Rien
d’après leurs trognes. Jadis, Jérôme avait cru à l’humanisme,
aux vertus de l’éducation permanente. Désormais, il n’y voyait
plus qu’une panoplie d’anesthésiques employés à des fins
électoralistes. La Culture (ah, cette majuscule !) n’améliorait
rien ni personne, à commencer par les grands écrivains, ce ramassis
de pervers et de bons à rien. Quant aux livres, ils n’étaient que
d’obscènes objets ajoutés au réel.
23 avril 2009
La critique c'est mieux avec les dents
Jean-Marie Dutey, auteur à La Madolière de Routes Enlacées et directeur éditorial de Scribulations nous a fait l'honneur d'une critique très sympathique sur son blog :
Scripturassion - Fred Katyn "Métaux Lourds"
Nous nous devions de vous le faire partager ici.
En espérant vous voir nombreux vous jeter sur ce livre excellent.
A bientôt
La Mad !
09 décembre 2008
Petite attention de Noël
Je lance une petit offre pour Noël.
Vous ne savez pas quoi
acheter à vos proches pour Noël, vous voulez soutenir l'action d'une
maison pour la littérature de qualité.
N'hésitez plus, achetez un livre chez nous et faites le envoyer à un de vos proches.
Pour commander allez sur la page du livre que vous avez choisi.
Commandez-le et dans le commentaire de votre paiement paypal : indiquez l'adresse du destinataire.
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Attention, un seul livre par envoi.
Le tout... sans augmentation du prix de port du livre.
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Cette offre est valable jusqu'au 31 décembre 2008.
A bientôt.
LMD
16 mai 2008
Un Forum pour les Editions La Madolière
Bonjour à tous,
Nous avons ouvert un forum pour tous les fans de nos publications, les apprentis écrivains et illustrateurs, les passionnés ou tout simplement les curieux.
Vous pouvez le retrouver ici :
http://madoliere.forum-actif.eu/index.htm
A très bientôt.
La Mad !
12 mai 2008
Ploutocratie
Bien avant le règne de Mister Magouille et de sa Fée Mandoline, Bernanos écrivait ceci :
« Il m’est absolument indifférent que les
hommes d’Etat entretiennent des danseuses. J’accorderai même volontiers que
beaucoup de ces vieillards n’y pensent pas ou n’y pensent plus, car passé l’âge
mûr, la politique est un vice qui se suffit parfaitement à lui-même, comme l’avarice,
et il est très capable d’absorber une sexualité, même anormale.
Je prétends seulement que leur
impuissance politique présente les mêmes caractères que l’impuissance sexuelle,
qu’elle en a les contradictions dégoûtantes, les mensonges gratuits, l’effronterie
sournoise, le goût morbide de l’humiliation, l’impudeur douloureuse, à la fois
frénétique et glacée – bref qu’ils font la politique comme les vieillards
vicieux font l’amour.
J’affirme, en outre, que les démocraties
sont lasses de ne servir qu’à leurs plaisirs, d’être toujours excitées pour
rien par des maniaques, qu’elles finissent par devenir enragées. Je vous prédis
que leur désir longtemps refoulé va éclater tout à coup en une furieuse, une
obscène, une incompréhensible crise de soumission, d’asservissement, que les
démocraties qui n’auront pas la chance de rencontrer au moment suprême un maître
de leur race, un mâle, iront sangloter sur la poitrine de M. Hitler ou de M.
Staline, en lui criant : « Je n’en peux plus, prends-moi. »
En d’autres termes, certes moins élégants, voici ce que je voulais vous dire, mes chers petits cochons. Quand votre "démocratie" tombera comme une pomme pourrie dans une bouse, ne comptez pas sur moi pour aller la récupérer…
20 avril 2008
Ephéméride
... cet après-midi, piscine.
18 avril 2008
Anonyme ? Présent !
Salut
à toi.
Salut à toi, le premier à vouloir me lire.
Salut à toi, le dernier.
Salut
à toi,
Il
n’y en aura plus.
Salut
à toi,
Tu
seras bien seul.
Salut
à toi,
Tu
connaîtras la déception.
Salut
à toi,
Sur
le chemin qui ne mène nulle part.
Salut
à toi,
Que
je ne connais pas.
Modération
Bonjour à tous,
Ce blog est un lieu de rencontre, un lieu de lecture, d'expression. Toutefois, j'ai été contrainte de supprimer quelques commentaires particulièrement inapropriés.
Merci de respecter les oeuvres de l'auteur, même si elles vous choquent. Si vous avez des remarques à faire quant aux contenus de ce site, merci de le faire auprès de son administrateur : Les Editions La Madolière, via son adresse mail.
En espérant que vous aurez la finesse de comprendre le message.
LMD
17 avril 2008
Feu follet

Je mourrai
Mais j'aurai une sale agonie
Ce ne sera pas la mort d'une bête
dont la révolte reste inconnue
Tant pis si je suis laid, tant pis
si je supplie au milieu du supplice...
Que mon sang coule plutôt que mon encre
En tout cas, je serai beau quand je serai mort
La face contre terre
(Pierre Drieu la Rochelle : Péroraison)
08 avril 2008
Disponible dès maintenant.
Le livre est enfin disponible, vous pouvez le commander sur notre site Internet : www.editions-la-madoliere.com/015.htm
Les 15 premières commandes recevront un cadeau.
Ne passez pas à côté... tombez dedans.
La Mad'
